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Vendredi 1 septembre 2006 5 01 /09 /Sep /2006 16:57



Par Chem Assayag.

Vous n’avez jamais entendu leurs noms, vous n’avez jamais vu leurs visages à la une des magazines ou à la télévision, vous ne les connaissez pas. Ce ne sont pas des stars du showbiz ou du cinéma, des artistes du pinceau ou du ballon rond. Ce ne sont pas des capitaines d’industrie à la Bill Gates ou à la Bernard Arnault, ayant bâti des empires. Nous ne savons pas qui ils sont*. Et pourtant, ce sont sans doute les individus les mieux payés de la planète. Ils, ce sont les quelques dizaines de patrons des principaux «hedge funds» mondiaux.

Un hedge fund: qu’est-ce que c’est? (petit rappel)

Un hedge fund - le terme a été inventé en 1949, to hedge signifiant couvrir une position par une position symétrique - ou fonds alternatif en bon français est un organisme de gestion collective, fonctionnant sur le même principe que les OPCVM (Les organismes de placement collectif en valeurs mobilières), mais investi dans une stratégie alternative, c’est-à-dire un ensemble très varié de méthodes ou plutôt de stratégies de gestion d’actifs spécialisées, techniques et concentrées sur une niche de marché bien précise. Contrairement aux fonds «classiques», les hedge funds obtiennent des performances généralement déconnectées de la tendance générale des marchés actions ou obligations, tout en minimisant les risques et en garantissant le capital investi, voire un niveau de profit aux souscripteurs. Aujourd’hui, les hedge funds gèrent plus de 1100 milliards de dollars d’actifs au niveau mondial et des projections tablent sur une croissance de 15% par an des actifs gérés. D’ailleurs, la taille des fonds augmentant sans cesse, la faillite du fonds LTCM en 1998 avait secoué les marchés financiers et nécessité l’intervention de la Réserve fédérale américaine.

Le métier des hedge funds est très technique et spécialisé, pratiqué généralement par des gérants expérimentés, indépendants, et dont la fortune personnelle est souvent pour partie engagée dans le fonds. Les gérants sont rémunérés sur les performances du fond (autour de 20% des profits réalisés mais parfois jusqu’à plus de 40%) et ils perçoivent par ailleurs des frais de gestion (1 à 5% des fonds gérés). Les hedge funds, aux noms souvent mélodieux tels Renaissance, Omega, Tudor, ne sont souvent accessibles qu’à des investisseurs fortunés et avisés - les tickets d’entrée se chiffrant en centaines de milliers, voire en millions de dollars. Ainsi, la richesse allant à la richesse, pendant que le commun des mortels obtient 2% de rémunération de son livret A, les investisseurs chanceux peuvent espérer des rendements de plus de 20% annuels, la star du moment, Jeffrey Gendell, du fonds Tontine Associates - le nom ne s’invente pas-, ayant généré un retour de 100% en 2003 et 2004 et 38% en 2005 pour ses heureux clients...

Par leurs caractéristiques, les hedge funds interviennent dans un environnement peu régulé, le plus souvent dans des zones dites «offshore» - Iles Vierges, Bermudes... - , et ceci malgré de récentes tentatives d’encadrement plus contraignantes, notamment aux Etats-Unis, où ils sont nés et sont les plus actifs.


Plus riches que riches

Dans sa récente livraison de la fin du mois de mai, le magazine spécialisé Institutional Investor (article intitulé "Really Big Bucks"), suivant en cela la tradition bien établie des classements de toutes sortes, nous livre donc le palmarès des gérants de fonds les mieux payés au monde - on parle bien ici de revenus pour 2005 et non pas de patrimoine. Et là, le vertige commence. La rémunération moyenne de chacun des 26 patrons de fonds identifiés est de 363 millions de dollars (300 millions d’euros ou 2 milliards de francs) en 2005, soit 45% de plus qu’en 2004... La barre d’admission dans ce club étant désormais fixée à 130 millions de dollars (contre 30 millions en 2002!).

Les deux premiers de la liste ont, quant à eux, gagné plus de 1 milliard de dollars: tout d’abord, James Simons, de Renaissance Technologies Corp, avec plus de 1,5 milliard de dollars, soit près de 1,2 milliard d’euros ou encore 100 000 Smic annuels (non, non les chiffres sont les bons), ensuite T. Boone Pickens, de BP Capital Management, avec «seulement» 1,4 milliard de dollars. Le premier de ces «papys milliardaires», car ils ont respectivement 68 et 78 ans, est un universitaire, spécialiste des modèles mathématiques, tandis que l’autre est un tycoon de l’industrie pétrolière.

Ces rémunérations qui dépassent l’entendement interviennent alors que les performances de ces fonds sont paradoxalement moins intéressantes que dans les années 1990. Ainsi, six des 26 gérants cités ont réalisé des performances inférieures à 10% en 2005, soit sensiblement moins par exemple que le CAC 40 sur la même période (23,4%). Un comble...

D’autre part, l’argument consistant à dire que ces gérants risquent une part importante de leur richesse personnelle dans les investissements de leurs fonds est de moins en moins pertinent tant ils sont devenus riches. En outre, les sommes brassées étant de plus en plus colossales - plus de 20 fonds gèrent plus de 10 milliards de dollars - , mécaniquement, les gérants deviennent de plus en plus riches, même avec des performances médiocres, sur la seule base des frais de gestion perçus!

Ces rémunérations sont devenues si absurdes qu’Antoine Bernheim, figure emblématique du secteur de la finance et président de Dome Capital Management, a pu dire: «Clairement, il y a un décalage entre la performance et la rémunération. Elles sont incroyables, alors que les performances sont médiocres.» De même Peter Adamson, responsable des investissements de la famille Eli Broad - plus de 1 milliard de dollars placé dans des hedge funds- s’interrogeait-il sur les distorsions dans le comportement des gérants, entraînées par des rémunérations aussi élevées. Il y aurait donc quelque chose de pourri au royaume des hedges...

Au-delà de ces chiffres stratosphériques, on peut s’interroger sur un système où de purs manipulateurs de symboles - il n’y a pas de création de richesse au sens traditionnel ici, mais des mouvements de comptes incessants, des chiffres augmentant sans cesse mais qui ne sont jamais matérialisés par des biens produits ou des services rendus; nous ne sommes pas en présence de créateurs d’entreprises, de personnes qui créent des milliers d’emplois par exemple - peuvent gagner autant que des milliers, voire des dizaines de milliers de leurs semblables, et ceci finalement sans risque - à titre de comparaison, le cabinet
Proxinvest, spécialisé dans les questions de gouvernance d’entreprise, proposait en février 2006 que «les actionnaires plafonnent la rémunération des dirigeants au "niveau maximum socialement acceptable" de 240 fois le Smic, soit 3,5 millions d’euros par an, options comprises.

Même des fervents supporters du capitalisme financier pourraient donc trouver là matière à réflexion.

* le seul nom connu dans la liste est celui de Georges Soros, spéculateur et philanthrope d’origine hongroise, avec 840 millions de revenus. Soros est notamment célèbre pour ses attaques contre la livre anglaise.

 

 

Cordialement FXQ

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Vendredi 1 septembre 2006 5 01 /09 /Sep /2006 12:39

BCE

Jean-Claude Trichet signale au marché une hausse des taux en octobre


 

Comme prévu, la Banque centrale européenne a choisi aujourd'hui le statu quo sur ses taux, la poursuite du resserrement monétaire risquant de doucher prématurément la croissance européenne. Mais le discours de Jean-Claude Trichet cet après-midi indique clairement que la prochaine hausse des taux interviendra en octobre.

"Une grande vigilance" est nécessaire sur les risques inflationnistes, notre politique monétaire reste "accommodante": il n'en fallait pas plus dans le discours de Jean-Claude Trichet, cet après-midi, pour confirmer les anticipations d'une hausse des taux d'un quart de point lors du prochain conseil le 5 octobre. Le 3 août, la BCE avait relevé pour la quatrième fois depuis décembre dernier son taux directeur d'un quart de point à 3%.
Si la reprise se poursuit, et l'inflation continue de dépasser sa limite autorisée, alors la BCE "continuera à progressivement réduire le caractère accommodant de la politique monétaire", a également déclaré Jean-Claude Trichet. Autant de déclarations qui confortent les économistes dans leurs pronostics: ils parient dans leur ensemble sur deux nouveaux resserrements des taux, en octobre, puis en décembre, d'un quart de point à chaque fois. Seul bémol nénanmoins, Jean-Claude Trichet, dans son discours, a indiqué que "la BCE ne prend pas de décisions préderminées". Mais très peu d'économistes ont relevé cette phrase ambigüe.

Aujourd'hui, la BCE a décidé sans surprise de laisser ses taux inchangés. Il faut dire que la banque centrale n'a jamais relevé ses taux deux fois d'affilée. Mais l'institution devrait néanmoins poursuivre son cycle de resserrement des taux dans les prochains mois. "Pourquoi? Parce que, selon les critères d'appréciation de la BCE, la croissance de la zone euro est trop forte. Rendez-vous compte: 2,4 %, un sommet depuis le premier trimestre 2001! Pis, le chômage ne cesse de baisser et l'inflation reste supérieure à 2% (2,3% en août)", ironise Marc Touati, chez Natexis.

D'autant que la BCE a revu à la hausse aujourd'hui ses anticipations de croissance et d'inflation. Elle anticipe désormais une progression du PIB de 2,5% cette année contre 2,1% attendu en juin et de 2,1% en 2007 contre 1,8%. De son côté, l'inflation pour 2006 a été relevée à 2,4% contre 2,3% et pour 2007 à 2,4% contre 2,2%, à cause principalement de l'envolée persistante des prix du pétrole.

Mais nombre d´économistes croient à un plus net ralentissement de la croissance et de l´inflation de la zone euro en 2007. Beaucoup craignent donc qu'une politique monétaire trop rigoureuse ne vienne doucher la croissance prématurément. Le ministre de l'Economie et des Finances, Thierry Breton, a d'ailleurs indiqué ce matin à Troyes qu'avec ses homologues de la zone euro, il était "attentif" à ce que "la politique de la BCE en particulier ne vienne pas entraver la croissance" en France et dans la zone euro.

"Il y aurait donc un mauvais timing de la politique monétaire de la BCE par rapport au cycle", estime Patrick Artus, chef économiste chez Ixis. "Au lieu d'être en avance sur le cycle économique, ce qui est normalement nécessaire en raison des délais d´action de la politique monétaire, la BCE est systématiquement en retard de six mois sur le cycle". Au lieu d´inverser la direction de la politique monétaire au troisième trimestre 2006, ce qui serait raisonnable, elle le fera probablement au premier trimestre 2007, estime l'économiste.

En attendant, les marchés des changes, eux, ont immédiatement enregistré la prochaine hausse du loyer de l'argent annoncée par Jean-Claude Trichet. L'euro a grimpé à 1,2870 dollar après ces déclarations pour redescendre à 1,2796, contre 1,2831 dollar hier soir.

De : Caroline Mignon

 

Cordialement FXQ

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Lundi 7 août 2006 1 07 /08 /Août /2006 13:46
Comment les Rolling Stones et U2 s'arrangent pour payer un minimum d'impôts
LE MONDE | 04.08.06 | 16h46  •  Mis à jour le 04.08.06 | 16h46

erengracht 566 : ce n'est pas un nom de code, mais une adresse, dans le centre historique d'Amsterdam. Et, à l'évidence, y établir son siège peut rapporter gros si l'on est une rock star milliardaire.

 

En choisissant d'y domicilier leurs intérêts depuis une vingtaine d'années, trois des Rolling Stones - Mick Jagger, Keith Richards et Charlie Watts - ont ainsi préservé l'essentiel des 356 millions d'euros de royalties qu'ils ont perçus depuis 1985.

Les trois Stones n'ont ainsi acquitté que 5,5 millions d'euros d'impôts sur ce montant, grâce aux conseils avisés du prince Rupert de Loewenstein, appelé aussi Rupie the groupie, le banquier britannique qui gère depuis toujours leur fortune.

La presse néerlandaise a révélé, lundi 31 juillet, que le groupe U2 avait, depuis quelques semaines, lui aussi déménagé U2 Limited, la société qui détient les droits musicaux du chanteur Bono et de ses trois comparses, de Dublin vers les quais d'Amsterdam.

En conflit avec le gouvernement irlandais, qui a lancé une réforme fiscale et veut désormais taxer les artistes, U2 a décidé de confier ses intérêts à Jan Favié, directeur général de Promobridge, Promotone et Musidor, les sociétés néerlandaises des Rolling Stones.

Comme ses prédécesseurs, U2, le groupe le plus riche du monde - 201 millions d'euros de revenus en 2005, pour 120 millions à Jagger et sa bande -, entend bénéficier des largesses offertes par la législation des Pays-Bas, qui n'impose les droits musicaux qu'à hauteur de 1,6 %. Cette exception européenne a été dénoncée à de nombreuses reprises par la Commission de Bruxelles et l'Organisation pour la coopération et le développement en Europe (OCDE) mais le gouvernement de La Haye résiste vaillamment aux pressions.

La polémique a été relancée par l'annonce d'une nouvelle initiative de Mick Jagger et de ses comparses. Désireux de préserver leurs héritiers, ils ont, depuis le mois d'avril, placé tous leurs droits, musicaux et audiovisuels, à la désormais célèbre adresse d'Amsterdam. Même s'ils sont officiellement domiciliés à l'île Moustique (Jagger), en Jamaïque (Richards) et en Grande-Bretagne (Watts), les Stones veulent rédiger leur testament aux Pays-Bas. C'est pour cette raison qu'ils ont dû s'inscrire auprès de la chambre de commerce d'Amsterdam, en tant que dirigeants des sociétés qui gèrent leurs droits.

Les membres de U2 - Bono, the Edge, Clayton et Mullen - n'en sont pas là. Ils ont d'ailleurs décidé de maintenir (provisoirement ?) Not US Limited, la société mère du groupe, en Irlande. Pour l'instant, le chanteur au grand coeur n'a pas expliqué comment il comptait concilier sa volonté de ne pas payer d'impôts avec ses exigences politiques, à savoir l'augmentation de l'aide aux pays pauvres et l'effacement de leur dette par les Etats occidentaux.


Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, Correspondant)
Article paru dans l'édition du 05.08.06

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Mardi 18 juillet 2006 2 18 /07 /Juil /2006 18:40

Le gourou de la finance Warren Buffett fait un don humanitaire record

Deuxième fortune mondiale, le financier a annoncé son intention de donner quelque 37 milliards de dollars à des organisations caritatives, soit 80 % de son magot personnel.

 
Bill Gates aurait-il lancé une mode parmi les multimilliardaires ? Il y a une semaine, le fondateur de Microsoft avait annoncé sa décision de se « ranger des affaires » en laissant les rênes de son empire en 2008, pour se consacrer à sa fondation humanitaire. Dimanche, c’est son éternel dauphin au classement des plus riches de ce monde, Warren Buffett, qui a annoncé une donation record de près de 40 milliards de dollars.
 
 
Warren Buffett, âgé de 75 ans, dirige depuis 1965 le groupe Berkshire Hathaway. Il transforme cette entreprise de textile au bord du gouffre en géant de l’investissement mondial, fort de 141,8 milliards de dollars. Ce gourou de la finance mondiale, surnommé l’Oracle d’Omaha, a l’habitude de miser sur les sociétés sous-évalués. Berkshire est ainsi actionnaire de grands noms de Wall Street comme Coca-Cola et Procter & Gamble mais son portefeuille de participations regroupe une cinquantaine d'entreprises, de l'assureur automobile Geico aux peintures Benjamin Moire en passant par les crèmes glacées Dairy Queen. Deuxième fortune du monde derrière son ami Bill Gates avec 44 milliards de dollars, il est cependant le premier en nombre de billets verts gagnés. Son credo: l'investissement tranquille, loin des OPA et des «coups» boursiers des courtiers de Wall Street.
 
 
Devant Rockfeller et Carnegie
 
 
Désormais, il se penchera sur des « problèmes extrêmement importants mais sous-financés », comme il l’explique dans sa lettre aux époux Gates, dont la fondation s’occupe de la santé et de l’éducation dans les pays pauvres.
 
 
Sur le total du chèque humanitaire de Warren Buffett, la fondation Gates doit toucher 30 milliards de dollars sous forme de 10 millions d’actions de Berkshire Hathaway. Buffett a aussi alloué un million d'actions à une fondation qu'il a créée avec son épouse aujourd'hui disparue, Susan Thompson Buffett, et 350.000 titres à chacune des fondations créées par ses enfants Howard, Susan et Peter. Au total, la plus grosse donation individuelle de l’histoire des Etats-Unis. Buffett grimpe donc sur la première marche du podium des philanthropes, effaçant les mythiques John D. Rockefeller et Andrew Carnegie.
 
 
A ceux qui s’inquiètent de sa santé après cette nouvelle fracassante, l’Oracle a précisé qu'il poursuivrait ces dons chaque année jusqu'à la fin de ses jours, et qu’il était «en excellente santé». Il modifiera même son testament pour que la distribution des actions se poursuive après sa mort.
 
 
La fondation Gates est déjà l'une des organisations caritatives les plus riches du monde. Elle consacre chaque année des centaines de millions de dollars à la lutte contre des maladies telles que la malaria ou la tuberculose dans les pays en développement, mais aussi à l'éducation et à l'équipement de bibliothèques aux Etats-Unis.
 
Cordialement FXQ
 
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Mardi 11 juillet 2006 2 11 /07 /Juil /2006 11:32

La Banque du Japon pourrait annoncer vendredi une hausse historique des taux

 
Par Par Karyn POUPEE


 
TOKYO (AFP) - Confortée par la vigueur de la reprise économique et la fin de la déflation, la Banque du Japon s'apprête à prendre la décision historique de relever son taux directeur, probablement dès ce vendredi, pour la première fois en six ans. La plupart des économistes s'attendent à ce que la BoJ, qui a abandonné en mars dernier sa politique monétaire ultra-conciliante tout en maintenant son taux directeur à zéro, décide de le relever d'un quart de point à l'issue de la réunion mensuelle des neuf membres de son comité de politique monétaire. La banque centrale a fait part à plusieurs reprises ces dernières semaines de son intention de procéder à une hausse "lente et progressive" des taux. Elle estime que toutes les conditions, notamment la fin de la déflation qui rongeait l'économie nippone depuis 1998, sont désormais remplies.

Les prix à la consommation ont en effet augmenté de 0,6% en mai sur un an, leur septième mois de hausse consécutive. Cette tendance devrait se poursuivre en juin, comme le laisse présager l'indicateur avancé que constitue l'indice d'évolution des prix à Tokyo en juin (+0,3%).

De plus, la reprise amorcée mi-2005 se renforce de mois en mois. Et le taux de chômage est retombé fin mai à 4,0% de la population active, au plus bas depuis huit ans. Il devrait se maintenir à ce niveau, selon le gouvernement.

"L'économie dans son ensemble continue de se redresser vigoureusement, toutes les régions affichant une tendance à l'expansion ou à la reprise", soulignait la semaine dernière la BoJ.

Le gouverneur de la banque centrale, Toshihiko Fukui, a estimé que "l'expansion de l'économie va probablement se poursuivre grâce à un cycle positif de production, de revenus et d'investissements".

Les analystes sont d'autant plus persuadés d'un changement imminent de politique monétaire que les grandes entreprises se montrent optimistes sur l'avenir.

Elles prévoient en effet d'augmenter leurs investissements en moyenne de 11,6% au cours de l'exercice actuel (clos fin mars 2007) par rapport au précédent, une augmentation sans précédent depuis 1990, selon l'enquête trimestrielle Tankan de la BoJ.

La Bourse et le marché des changes ont pour leur part déjà anticipé un resserrement monétaire, selon les experts.

"Le marché a largement pris en compte une hausse des taux en juillet ou août", affirme l'économiste de Nomura Securities Yujiro Goto, qui souligne que c'est la suite du calendrier qui intéresse désormais les investisseurs.

"Si le gouverneur fait des déclarations fortes signalant la probabilité d'une deuxième hausse rapprochée, cela entraînera des achats plus importants de yens", explique M. Goto.

Toutefois, même s'il partage l'optimisme de la BoJ sur les perspectives économiques, le gouvernement de Junichiro Koizumi l'a exhortée à maintes reprises --la semaine dernière encore-- à ne pas se précipiter pour renchérir le loyer de l'argent.

Le gouvernement ne veut pas renouveler son erreur d'août 2000 quand il avait déjà mis fin à la politique de taux zéro, portant un coup de grâce prématuré au redressement économique qui s'amorçait.

Certains ministres ont notamment invité la BoJ à tenir compte du marché comme de la conjoncture économique mondiale (Etats-Unis, prix du pétrole et des matières premières) afin de ne pas tuer dans l'oeuf le redressement en cours.

De surcroît, l'impact de la crise des missiles nord-coréenne sur le marché pourrait peser également dans la décision finale, selon certains commentateurs.

"Il n'y a pas de lien direct, mais il convient de penser aux éventuelles conséquences (de ces essais) sur l'économie via le marché", a d'ailleurs déclaré en fin de semaine M. Fukui, cité dimanche par le quotidien des affaires Nihon Keizai Shimbun (Nikkei  ).

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Mardi 11 juillet 2006 2 11 /07 /Juil /2006 11:27

 

TRISTE MOT



LONDRES, 11 juil 2006 (AFP) - Selon plusieurs journaux britanniques de mardi, le défenseur italien Marco Materazzi aurait traité Zinédine Zidane de "fils d'une pu.te terroriste", insulte qui aurait déclenché le violent coup de tête de "Zizou" en finale de la Coupe du monde de football dimanche soir.

Après avoir consulté des experts capables de lire sur les lèvres, The Times, The Sun, le journal le plus lu en Grande-Bretagne, et le Daily Mail, arrivent tous à la même conclusion. Alors que Zidane s'éloignait, Materazzi lui aurait dit: "On sait tous que tu es le fils d'une pu.te terroriste".

Pour arriver à ce résultat, The Times a fait appel à Jessica Rees, une spécialiste de la lecture sur les lèvres souvent appelées à collaborer dans des affaires judiciaires en Grande-Bretagne.

Le Daily Mirror arrive à la même conclusion à partir d'une version intégrale de la discussion entre Materazzi et Zidane publiée sur un site internet italien.

Quant au Daily Express, il affirme avoir appris les termes insultants adressés par le joueur italien au meneur de jeu français via l'entourage de l'équipe de France.

Cordialement FXQ

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Jeudi 6 juillet 2006 4 06 /07 /Juil /2006 10:10

The Most Powerful Trader on Wall Street You've Never Heard Of

Meet Steve Cohen. Even his enemies admit he's the best stock trader around, routinely trouncing the market with his $4 billion hedge fund. Just how does he do it?

A gunmetal-gray BMW 745 Li sedan slips out of Steven A. Cohen's 14-acre walled estate. The chauffeured car races along the winding backcountry hills of ultrawealthy Greenwich, Conn. At around 8 a.m., it powers into the parking lot of SAC Capital Advisors. Cohen quickly emerges and darts into the front entrance of his gleaming steel and terra-cotta-slabbed Stamford (Conn.) headquarters. His driver swings the car around to the back and parks in a space with a simple reserved sign amid a sea of testosterone-exuding cars belonging to his traders: Mercedes S600s, Lexus sport-utility vehicles, and Porsche Carrera 4s. Cohen will soon be sitting at what one trader calls "command central" -- his desk with its numerous screens, perched in the midst of a football field-length trading floor. In the next few hours he is likely to earn several million dollars.

Cohen, 47, is the most powerful trader on Wall Street you've never heard of. The founder of SAC Capital Advisors, a highly secretive and stupendously successful $4 billion group of hedge funds that bears his initials, is considered to be a market genius by even his harshest critics. His firm routinely accounts for as much as 3% of the New York Stock Exchange's average daily trading, plus up to 1% of the NASDAQ's -- a total of at least 20 million shares a day. And while most of his rivals struggle to keep their trading costs down, "Stevie," as he's known on Wall Street, is one of the few to pay full freight. He hands over about $150 million a year in commissions to Wall Street, making him one of its 10-largest customers.

The payments grease the superpowerful information machine that Cohen has built at SAC. The firm's credo, says a former SAC trader, is to "try to get the information before anyone else." The torrent of commissions wins Cohen the clout that often makes him privy to trading and analyst information ahead of rivals. Says one analyst: "I call Stevie personally when I have any insight or news tidbit on a company. I know he'll put the info to use and actually trade off it." Cohen expects to get the first call when an analyst upgrades or downgrades a stock, and if he doesn't, offenders have been known to get a tongue-lashing from SAC traders. Brokers lavish plenty of other privileges on him. For instance, SAC was a big beneficiary of allocations of red-hot initial public offering shares during the Internet boom, according to several former SAC traders.

Cohen manages less money than hedge-fund titans such as George Soros or Julian Robertson did at the height of their powers, but his sheer trading prowess leaves them in the dust. At the heart of his empire are 40 "portfolios." Each has between one and 15 traders and analysts who execute various strategies. The primary focus is a long-short equity strategy, but more recently the firm has branched out into convertible and statistical arbitrage, quantitative strategies, and big bets on interest rates. Investors' money is channeled through seven different "portfolio companies" or funds -- including a core fund, a global diversified fund, and a health-care fund, each with an offshore counterpart. One fund, Sigma, consists mainly of his personal money, say insiders.

But Cohen's reach, and power, extend well beyond the seven funds. The billionaire, who earned an estimated $128 million last year and $428 million in 2001, according to Institutional Investor, has a finger in funds other than his own. Top SAC traders have contracts that contain provisions giving Cohen the right to fund up to half their capital if they leave to start their own funds, as many have done. He sometimes gets more favorable terms than other investors, such as being able to pull out his money early. Says a former SAC trader: "Cohen's presence, and market-moving capability, is probably the largest of anyone on the Street."

So is the fear Cohen inspires on Wall Street. Says a trading executive at a brokerage house: "It's great if you're in the Stevie camp that day or that month. But he can turn against you in the blink of an eye and redirect his capital somewhere else if he gets pissed off." Few of the several dozen people -- including former and current employees, other hedge-fund traders, Wall Street analysts, and proprietary traders -- that BusinessWeek interviewed over a three-month period would speak on the record about Cohen or SAC. Cohen, who's "almost as secretive as Howard Hughes," according to one source, declined to be interviewed or photographed. An insider describes him as "incredibly camera-shy and publicity-averse." He requires employees to sign dense confidentiality agreements. SAC officials would not comment on the record for this story.

Colleagues praise Cohen for his intensity and singular focus on reading the tape -- identifying trends by studying money flowing in and out of stocks. He teaches his traders a strict discipline of cutting losses by bailing out of losing positions fast. His own ability to acquire and distill bits of seemingly innocuous information and then apply them to his trading is unparalleled. "He has incredible instinct and the uncanny ability, when faced with 100 facts, [of] knowing which one to pay attention to," says Jack D. Schwager, author of Stock Market Wizards, a book about world-class traders. Adds Laszlo Birinyi, president of Birinyi Associates Inc., an investment research firm in Westport, Conn.: "Cohen can absorb this huge amount of input and come out with music when most of us just come out with noise."

Cohen started picking up these skills at an early age. He grew up in Great Neck, N.Y., in a strictly middle-class family, with a father who worked in the dress manufacturing business and a homemaker mother. As a child, he followed sports scores assiduously in the New York Post that his father would bring home every evening. He started noticing that the financial pages were also filled with numbers. "I was fascinated when I found out that these numbers were prices and they were changing every day," he told author Schwager. By his early teens, Cohen was hanging out at a local brokerage office, watching stock quotes. "You could see volume coming into a stock and get the sense that it was going higher," he told Schwager. These days the action in the stock market is so fast that it's difficult to follow the tape so closely, "but everything I do today has its roots in those early tape-reading experiences," Cohen told Schwager.

By the time he attended the University of Pennsylvania's Wharton School, where he earned a bachelor's in economics, Cohen was so obsessed with stocks that he traded between classes, according to a college friend. He was also a mean poker player at Wharton. "I thought that I was quite the poker player, but Steve cleaned house on me," says a longtime friend and SAC investor. After Wharton, Cohen headed to Wall Street, where he landed a job as a junior trader in the options arbitrage department at Gruntal & Co. in 1978. His very first day, he made an $8,000 profit, and eventually was netting around $100,000 a day for the firm, says his former boss there, Ronald Aizer. "He learned early on how to use the block-trading ability of the big firms" by watching their trades, says Aizer. By 1984, Cohen was running his own trading group at Gruntal, which he did until he set up SAC.

Friends say Cohen, though now immensely wealthy, has never been driven entirely by money. "He loves what he does. The money is merely his scoreboard," says one longtime friend. His stats are impressive. Armed with hot information and an ironclad trading discipline, Cohen has posted blowout returns throughout his firm's 12-year history. He has been up an average of at least 40% annually before his eye-popping 50% performance fee. (Most hedge funds charge 20%.) Last year, his worst ever, Cohen gained 13%, according to investors. "It was quite a disappointing year for him," says George Fox, an SAC investor and president of Titan Advisors Inc., a fund that invests in other hedge funds. Still, with the Standard & Poor's 500-stock index down 23%, it was almost like turning water into vintage Bordeaux. In the first half of this year, SAC is up 14% before fees, vs 11% for the S&P 500. Says Fox: "Steve trades very actively. That's one way he controls risk. He won't let a losing position sit there." Cohen and his business partners are the biggest investors in the fund, comprising some 60% of its assets. The remaining investors are typically other big-money, largely anonymous Wall Streeters. In the past three years, Cohen has returned most of the pension money that his funds managed, says a former trader.

Cohen's single-minded focus puts enormous pressure on SAC's 200 or so traders and analysts. "If you can't cut it within a few months of starting, Stevie will blow you out like that," says a former trader, who says he was fired for losing a substantial amount in one trade. Another says he left to escape the "ulcers and night sweats" he suffered while working there. SAC traders, who often earn $2 million-plus, are paid according to what they make on their individual trades, not on the overall performance of the fund, as at most hedge funds. "You eat what you kill," says one former trader. Adds another: "At SAC, you either perform or you're dead."

Earlier this year, the Securities & Exchange Commission launched a wide-ranging investigation into the $500 billion hedge-fund industry, including whether some of its practices represent conflicts of interest. "Few hedge managers are out-and-out fraudsters, but there are no doubt thousands who have convinced themselves that crossing some lines is O.K.," says Randy Shain, president of BackTrack Reports Inc., a business investigator. BusinessWeek didn't turn up any records of disciplinary action against Cohen or SAC by regulators at the SEC or the National Association of Securities Dealers.

Some of Cohen's investors see the criticism as sour grapes. "People on Wall Street tend to get jealous of anyone with a terrific track record," says one. Adds Columbia University securities law professor John C. Coffee Jr.: "If you are a market force that's very successful, you're going to have some vocal enemies."

Because he practices what a former SAC trader calls "active trading on steroids," there's little doubt that Cohen and his traders are very aggressive in seeking an edge. On Dec. 27, 2001, the day after ImClone Systems (
IMCL ) Chief Executive Samuel D. Waksal found out that the Food & Drug Administration had rejected an approval application for the company's cancer drug, Erbitux, an SAC trader named Jason Bonadio was one of a handful of investors to call Waksal that day. Former traders say SAC noticed a price movement, though the news wouldn't be publicly released until the next day. Domestic diva Martha Stewart placed her now infamous call to Waksal 17 minutes after SAC's, according to Waksal's phone log obtained by a congressional committee investigating ImClone. Sources familiar with the firm say Bonadio's call was forwarded to ImClone's investor relations department and never returned. SAC lost "millions" on a long position on ImClone, they say. Bonadio, who has left SAC, declined to comment.

Recently, the whispers about how Cohen and SAC operate evolved into full-fledged buzz. In January, one of SAC's star traders, Michael Zimmerman, came under SEC scrutiny for allegedly trading on information in company reports written by his wife, Holly B. Becker, a noted Lehman Brothers Internet analyst, before they were published. Both Becker and Zimmerman were served in late January with Wells Notices -- documents warning of a possible civil action by the SEC relating to stock trading. Their lawyers declined comment. Sources familiar with the company say SAC is not under investigation by the SEC. They add that if anything untoward occurred, it took place before Zimmerman joined SAC. Because Zimmerman still works at the firm, the affair has brought a great deal of unwelcome publicity to the fund and Cohen himself.

BusinessWeek has learned of a situation that has the appearance of a conflict of interest. Glenn Tatarsky, a trader at Sigma, one of Cohen's funds, had been actively trading the stock of retailer American Eagle Outfitters (
AEOS ) Inc. in 2001 and 2002. He was then living at the same address as Kindra Devaney, a retail analyst at Fulcrum Global Partners, who is now his wife. At the time she was negative on American Eagle. On Jan. 28, 2002, she issued the only "sell" rating among the 21 analysts then covering the company, according to Bloomberg Financial Services. BusinessWeek found no evidence that she ever shared information with Tatarsky about American Eagle before publishing her report or that he traded on anything he heard from her. However, he did buy stock on each of the three days leading up to Devaney's sell recommendation, sources familiar with the matter say. Either way, the incident raises questions about how SAC handles potential conflicts of interest when employees trade stocks that their partners analyze at other firms. Sources familiar with the company say it has one of the most stringent codes of conduct in the industry. Fulcrum's CEO Michael C. Petrycki says: "We were unaware of the situation, but our policy prohibits only immediate family from trading stocks we cover."

Physically, Cohen doesn't live up to his image as the Rambo of traders. The bespectacled, balding billionaire, about 5 ft. 8 in., looks like a slightly more hip version of George Costanza -- the Seinfeld character played by actor Jason Alexander. "He's low-key and self-deprecating -- he definitely has an awkwardness about him," says Schwager. Even when Cohen is executing a multimillion-dollar trade, adds Schwager, he exhibits such zenlike calm, it's "like he's ordering a sandwich." Says Ari Kiev, a psychiatrist and trading coach who has worked with Cohen and his traders for more than 10 years: "As the market evolves, Steve keeps recreating himself and never rests on his laurels. He always asks himself, 'what more can I do, what did I do wrong, how can I do better?"'

Calm and self-reflective he may appear, but Cohen is not averse to using sharp elbows to get to the head of the line. For instance, several industry insiders say SAC sometimes tries to suss out what other hedge funds plan to do and beat them to the punch.

To stop rivals from riding its coattails, SAC sometimes makes head-fake trades to camouflage its own intentions, say former SAC traders. It's a tactic, they say, Cohen learned soon after setting up SAC in 1992 with $20 million of his own and investors' money. Says a former assistant to Cohen: "In the beginning, things were so disorganized that a trader would be selling off shares of a stock just when Stevie wanted to buy. Stevie would stand up and yell at the trader." But Cohen also noticed the stock would drop like a rock if the other SAC trader sold first. Then, Cohen could buy back the block, then some more, at a cheaper price. Critics claim that Cohen operates what they call a "reverse desk." Former traders say it works like this: The firm purchases a relatively small amount of the stock, then starts selling it off through various Wall Street brokers. "When word gets out that SAC is selling, the Street goes nuts and also starts unloading big blocks," says one. Then Cohen swoops to buy. Sources familiar with SAC say that this type of trading or a reverse desk have never existed. Even if it does, it wouldn't pose any legal problems. Says Columbia's Coffee: "There's nothing wrong with making inconsistent orders in order to prevent your competitors from knowing what you're doing."

In another tactic, Cohen and his core group of traders sometimes "take the Street," according to former traders. SAC buys large blocks of a particular stock through a handful of major brokers simultaneously in an attempt to clean out their inventories. Often, the big investment banks have to buy back shares on the open market to replenish the inventories they need to hold as market makers, thus causing a pop in the price. Says a former SAC trader, "Stevie can take 8 desks in 10 minutes. The more guys he has doing what he's doing, the more he can move stocks." Once the stock has risen, SAC might even sell the same shares back to the brokers, making a tidy profit. Sources familiar with SAC say the firm doesn't engage in the practice. Says Coffee: "There's nothing wrong with trying to clean out market makers to get a lot of stock quickly at a reasonable price. If a large hedge fund buys slowly, the word gets out and that drives the price up more."

SAC also sometimes orchestrates "short squeezes," say former traders and rival fund managers. When there's a large short position in a stock, SAC will start buying it, causing shorts to cover, thus driving up the price -- at which point SAC sells. Sources familiar with the firm say SAC has never done this. Experts say the practice is legal.

What makes Stevie mad? Simple: Not getting preferential treatment. Several analysts say that SAC traders often pressure them for upgrades, downgrades, information, or insight into trading flow. And sometimes getting the information first doesn't seem to be enough. Says one analyst: "There was one day when I had at least 15 voicemail messages from two different SAC traders about how I was rating a particular stock. They don't exactly say, 'change your rating or else,' but they give you a hypercharged sales pitch on why you should change it." Sources familiar with SAC say that the firm expects employees to conduct themselves in a professional manner and doesn't condone such behavior.

Of course, Cohen usually makes nice with the Street. For example, former traders and rivals say one way he built his business and his relationships with brokers was by buying secondary offerings -- when public companies decide to bring more shares to market -- on which brokers receive around 40 cents to $2 a share on a built-in sales commission. "If you take down a million shares of a secondary, you've just paid your broker $1.5 million," says a fund manager. "That's how Stevie started off paying the Street."

Cohen's home life seems a far cry from the frenzied pace of SAC. He met his wife, Alexandra, who grew up in the Bronx and is described by a friend as "dark-haired and pretty in a petite way," through a dating service after divorcing his first wife. "From the time she was a child, Alex always said she wanted to marry a millionaire. She struck out," jokes a family friend. "She got a billionaire." Cohen has seven children and stepchildren.

In 1998, the Cohen family bought a 30-room Greenwich mansion built in 1930 for around $15 million. It was quite a move up from their previous $2 million house. They put millions of dollars more into an elaborate renovation and extension, say friends. Says one: "Steve told me, 'We took a beautiful old house and basically ruined it."' It is completely obscured from the street by a roughly 12-foot-high wall. Cohen is so secretive that he installed an extensive alarm system that beeps whenever someone walks into a room or out, say acquaintances.

The grounds, which some neighbors call Chelsea Piers -- after the mammoth Manhattan sports complex on the Hudson River -- include a basketball court that becomes an ice-skating rink in winter, several golf holes, and a bubble-enclosed swimming pool. "For kids, getting invited to the Cohens is one of the most coveted invitations in Greenwich," says a neighbor. Still, neighbors complained about massive, lengthy renovations at the house.

Cohen may not be impressed by his own billions, but Alex has coaxed him into "lavish entertaining, round-the-world art-buying trips, white-gloved butlers, that sort of thing," says an old acquaintance. For a housewarming party, she sent out an invitation she thought of herself: a deck of playing cards with a photograph of Steve as the king in a velvet robe and crown, herself as the queen, the children, and various and sundry household help as other cards.

Still, friends say Alex is a driving force behind the Cohen's generous charitable giving. In 2002, they gave $15 million to the Robin Hood Foundation, a charity founded by hedge-fund icons Paul Tudor Jones II and Stanley Druckenmiller. And they've given millions to aid families of World Trade Center victims and funded a walk-in clinic at Greenwich Hospital, among other activities. Cohen is also on the board of the Michael J. Fox Foundation, a nonprofit that fights Parkinson's disease.

The flow of charitable donations isn't likely to dry up anytime soon. SAC is having yet another good year, by most standards. But those 14% gains may not be setting well with Cohen. No doubt he wants to return to his mammoth 40%-plus gains. That may explain, in part, why he has branched out into multiple strategies recently. Indeed, in the wake of Wall Street scandals and the increased scrutiny of analysts, SAC is trying to live down its barracuda-like image. It recently hired a public-relations firm to assist it. "They know the spotlight is on them and they're really trying to clean up their act," says a former Sigma trader.

Cohen's active trading is now mainly focused on the firm's core fund that he manages. He continues to prune back the amount of capital he trades -- making the fund a lot more nimble -- while at the same time expanding his palette of trading strategies. Says a rival hedge-fund manager: "He seems to be trying everything to get that old magic back." Not that Stevie ever really lost it.


By Marcia Vickers

Cordialement FXQ


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Jeudi 6 juillet 2006 4 06 /07 /Juil /2006 08:22

Richesses du monde : de plus en plus de millionnaires

 

Les riches n'ont jamais été aussi nombreux. Ils sont près de 9 millions de millionnaires, deux fois plus nombreux qu'il y a 10 ans. Leur fortune cumulée représente 33 300 milliards de dollars !

La planète s'est enrichie de 500 000 millionnaires de plus en 2005. Même si les grandes fortunes continuent de se concentrer en Amérique du Nord et au Moyen-Orient, de nouveaux pays deviennent de véritables « usines à riches ». Le nombre de millionnaires a augmenté de 21,3 % en Corée du Sud, 19,3 % en Inde et 17,4 % en Russie entre 2004 et 2005. L'étude du cabinet Merill Lynch publiée le 21 juin recense en outre 100 000 grandes fortunes africaines contre 2,9 millions nord-américaines et 367 000 françaises. Le groupe des plus que riches qui possèdent plus de 30 millions de dollars a grimpé de plus de 10 % en 2005. Il rassemble 85 400 ultra chanceux sur les 8,7 millions qui possèdent plus d'un million de dollars (sans compter leur résidence principale et leurs biens de consommation). Comment devenir millionnaire ? Suivez le guide : 37 % d'entre eux ont bâti leur fortune en gérant une entreprise, 24 % par le biais d'investissements et 18 % par héritage. A vous de choisir !

Angélique Gineste

Cordialement FXQ

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Mercredi 5 juillet 2006 3 05 /07 /Juil /2006 09:45

La Corée du Nord défie le monde en tirant 6 missiles

 

TOKYO (Reuters) - La Corée du Nord a tiré au moins six missiles, dont un engin de longue portée Taepodong-2, défiant la communauté internationale qui tentait depuis des semaines de dissuader Pyongyang de franchir le pas.

Le vol d'essai du Taepodong-2, d'une portée théorique comprise entre 3.500 et 4.300 et qui pourrait ainsi atteindre le territoire américain au niveau de l'Alaska, a tourné court au bout de 40 secondes, ont fait savoir des responsables américains. Séoul a confirmé l'échec du vol du Taepodong-2. Selon la chaîne publique nippone NHK, un missile au moins s'est abîmé en mer du Japon, à 600 km des côtes japonaises.

Le gouvernement nord-coréen, attentif aux symboles, a choisi le 4 juillet (heure américaine), soit le jour de la fête national aux Etats-Unis, pour tirer ses missiles.

A la demande du Japon, le Conseil de sécurité des Nations unies doit se réunir ce mercredi pour évoquer ces événements, a fait savoir un porte-parole français, dont le pays préside le Conseil pour le mois de juillet.

Le secrétaire d'Etat adjoint américain Christopher Hill, principal négociateur américain dans le dossier nord-coréen, s'apprêtait à partir pour l'Extrême-Orient mercredi.

Le tir de missiles a provoqué un brusque regain de tension en Extrême-Orient. Selon une source proche des services de renseignement sud-coréens, Pyongyang aurait même tiré au total dix missiles. Le ministre australien des Affaires étrangères Alexander Downer a déclaré disposer d'informations selon lesquelles la Corée du Nord pourrait ne pas en rester là et procéder à de nouveaux tirs.

La Maison blanche a condamné énergiquement ces tirs, tout en prévenant qu'elle continuerait à rechercher une solution diplomatique à la crise du nucléaire nord-coréen. Le conseiller américain à la sécurité nationale, Stephen Hadley, a parlé d'un "comportement provocateur" de la part de Pyongyang, qui, cependant, ne constitue pas une menace pour le sol américain.

La Corée du Sud a relevé le niveau d'alerte de ses troupes et sa monnaie, le won, s'est affaibli face au dollar à la suite des événements.

Le Japon a vigoureusement réagi. Pour son ministre de la Défense Fukushiro Nukaga, il s'agit d'une grave question pour la stabilité de la région. La police nippone a été placée en état d'alerte. Le yen a baissé face au dollar comme à l'euro et, à la mi-séance, la Bourse de Tokyo affichait un repli de 0,44%.

AUCUNE MENTION EN CORÉE DU NORD

Les autorités japonaises ont jugé "extrêmement regrettables" ces tirs d'essai de missiles nord-coréens et indiqué qu'elles allaient dès mercredi envisager des sanctions économiques contre la Corée du Nord qu'elles enjoignent à réintégrer sans condition le processus de "pourparlers à six".

D'ores et déjà, le gouvernement de Tokyo a décidé d'interdire pour une durée de six mois les visites dans un port nippon d'un ferry nord-coréen.

Via son ambassade à Pékin, le Japon a élevé une protestation vigoureuse à l'encontre de la Corée du Nord, estimant que les tirs d'essai représentaient un "grave problème", une menace pour la sécurité du Japon et la violation d'un accord bilatéral.

Le porte-parole du gouvernement japonais a demandé à Pyongyang de cesser la mise au point de missiles et leur exportation, enjoignant la Corée du Nord à démanteler son arsenal.

La Chine n'a pas pour l'heure officiellement réagi aux événements.

En Corée du Nord, les médias n'ont pas fait mention des tirs d'essai de missiles. La radio nationale évoquait, dans ses bulletins d'information, une visite du numéro un, Kim Jong-Il, dans une usine de pneumatiques.

La première fois que la Corée du Nord a procédé à un test de missile de longue portée, qui était passé en 1998 par-dessus le Japon, l'événement avait provoqué une vive aggravation de la tension dans la région et propagé une onde de choc sur les marchés financiers asiatiques.

Le porte-parole du gouvernement nippon a assuré mercredi que les tirs de missiles nord-coréens n'auraient pas d'impact sur l'économie japonaise. "Tous les indicateurs économiques montrent que l'économie est forte. Je ne pense pas qu'il y ait quelque impact que ce soit sur l'économie", a déclaré le secrétaire général du gouvernement, Shinzo Abe.

La Corée du Nord a annoncé en février 2005 être en possession d'armes nucléaires. Selon les experts, Pyongyang met au point des missiles de longue portée afin qu'un jour ils puissent emporter des charges nucléaires, mais il faudra, ajoutent-il, encore des années avant que cela soit possible.

Cordialement FXQ

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Mercredi 5 juillet 2006 3 05 /07 /Juil /2006 09:38

La Bourse de Tokyo finit en baisse après l'action de Pyongyang

TOKYO, 5 juillet (Reuters) - Les valeurs japonaises ont fini en baisse mercredi sur des prises de bénéfice, les investisseurs s'interrogeant sur la sécurité en Asie et particulièrement au Japon après le tir par la Corée du Nord d'une série de missiles, dont un missile de longue portée. [nL0534291]

Après quatre séances de hausse, l'indice Nikkei a reculé de 0,73% ou 114,56 points à 15.523,94 points tandis que l'indice Topix , plus large, perdait 0,78% ou 12,46 points à 1.589,97 points.

Les sociétés de premier plan ont subi des dégagements importants. Les constructeurs automobiles Honda Motor et Nissan Motor ont perdu respectivement 2,17% à 3.600 yens et 1,9% à 1.239 yens.

Sumitomo Rubber Industries a dégringolé de 10,61% à 1.062 yens. Le numéro deux nippon du pneu a à son tour lancé un avertissement sur ses résultats en raison de la hausse du prix du caoutchouc [nL05242279]

Du côté des hausses, Toshiba s'est adjugé 0,79% à 761 yens. Le groupe a annoncé avoir obtenu le soutien des banques pour un total de 400 milliards de yens (3,48 milliards de dollars) pour financer le rachat de Westinghouse, ce qui devrait lui éviter d'avoir à faire appel au marché

 

Cordialement FXQ

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