Lorsque l’on évoque l’AMF, on pense d’abord aux rôles qui lui sont dévolus : réglementer, autoriser, surveiller et aussi sanctionner. Pourtant, au-delà des craintes que celle-ci peut quelque fois
susciter chez les professionnels de la finance, elle peut être un véritable tremplin pour leur carrière.
Un cap dans une carrière
Pour Gauthier Le Milon, à la Direction des émetteurs de l’AMF depuis deux ans, l’institution offre : « Une vision privilégiée des marchés financiers et une implication concrète et souvent
cruciale sur de multiples questions (financières, comptables, juridiques) en matière d’information financière mais aussi d’opérations - de la restructuration de capital de sociétés en difficulté
en passant par des offres publiques comme Arcelor-Mittal. Cela permet d’acquérir une bonne connaissance des marchés sans s’enfermer dans une spécialité ! ».
A 30 ans, Gauthier, qui a travaillé deux ans auparavant chez PWC, ne se fait pas de souci pour son avenir. Cette expérience donne une « orientation marché » à son profil, quasi-impossible Ã
acquérir en cabinet. Ce qui lui ouvre à moyen terme les portes de la banque de financement et d’investissement, notamment en equity capital market.
Pour les profils plus seniors (jusqu’à 15 ans d’expérience), un passage à l’AMF constitue « une respiration incroyable », assure Claire Castanet, DRH à l’AMF. « De postes souvent
très spécialisés, ils se retrouvent au cœur de la régulation du monde financier, explique-t-elle. En permanence en contact avec les acteurs, ils accompagnent les principales innovations
de notre industrie (produits, techniques, réglementations, etc.) ».
Oubliez votre bonus !
L’organisme public, qui emploie aujourd’hui plus de 350 professionnels dont 85% issus du secteur privé, n’a certes pas les mêmes arguments en matière de rémunération que les banques et les
cabinets : les fixes sont équivalents mais servir la communauté vous coutera votre bonus ! L’institution présente en revanche d’autres avantages : l’atout « réseau » mais aussi le partage des
compétences, la formation et une politique de mobilité interne dynamique.
En retour, l’AMF se montre exigeante en matière de recrutement. Etre un bon technicien, que vous soyez auditeurs, analyste, structureur, asset manager ou encore juriste, ne suffit pas. Et Claire
Castanet de préciser : « Nous recherchons des personnes ouvertes, réactives, dynamiques, sensibles à l’innovation, autonomes et force de proposition ».
Source :EFC