Vente, trading et recherche
Ces spécialistes de l’achat et de la vente travaillent essentiellement sur le marché secondaire. L’éventail de métiers dans la vente, le trading et la recherche est aussi large que la gamme de produits financiers. Un vendeur peut ainsi être spécialisé en actions ou en taux de change, comme un trader en crédit. S’il existe une différence entre le quotidien de ces trois types de métiers, les principes de base restent les mêmes.
Le trading
Les traders sont les rois du triumvirat des ventes, de la négociation et de la recherche. Ce sont eux qui achètent et vendent des produits sur les marchés financiers. S’ils sont très bons, ils peuvent gagner plus d’argent que n’importe qui en banque d’investissement. Mais une mauvaise décision peut également leur faire perdre des millions en l’espace de quelques secondes. Les années flash, les traders peuvent gagner jusqu’à dix millions d’euros.
Les traders suivent avidement les cours des actions, obligations, matières premières et autres produits financiers. Ils suivent également l’actualité de près ; n’importe quel rebondissement peut avoir un effet immédiat, suscitant une vague d’achats ou de ventes.
Les traders pour clients gèrent les positions des clients de la banque et tentent de réaliser une marge commerciale lors des transactions. Ils travaillent en contact étroit avec les vendeurs, qui leur expliquent les intentions d’achat et de vente des clients. Les traders indiquent eux aux vendeurs quelles opérations sont possibles et à quel prix.
Une fois qu’un client a accepté les termes de la transaction établis par les vendeurs, les traders sont tenus de traiter la négociation à ces conditions. Si les traders peuvent acheter les titres en question à un prix inférieur à celui fixé au client, la banque réalise des bénéfices. L’inverse contraindrait la banque à vendre à perte.
Le métier des traders pour comptes propres consiste quant à lui à prendre des positions en fonction d’un montant de capital qui leur est alloué.
La vente
Alors que les traders passent leurs journées rivés sur leurs ordinateurs, les vendeurs passent, quant à eux, leur temps au téléphone. Le travail de ces derniers consiste à informer leurs clients de l’état du marché et des transactions possibles.
« Nous entretenons un contact régulier avec nos clients afin de les informer de ce qui s’est passé sur les marchés », explique Brice de Buttet, vendeur sur le taux et le change chez Calyon. « Nous leur expliquons les évolutions du marché et leur proposons des solutions adaptées à leur situation en fonction des risques du marché ».
Les vendeurs doivent donc être pourvus de charme et de persuasion. En effet, certains clients ont parfois besoin d’être encouragés pour accepter une transaction. « Notre métier consiste à démontrer à notre client qu’il a besoin d’un produit et non pas de le lui vendre directement », précise un vendeur.
En outre, les vendeurs travaillent régulièrement avec d’autres équipes de la banque. « Nous discutons avec les traders pour évaluer les prix et la faisabilité d’une transaction en termes de risque », indique Jean Remi, vendeur sur les dérivés actions chez Dresdner Kleinwort Wasserstein à Paris. « Il faut arriver à un compromis convenable ».
Ils sont également en contact régulier avec la recherche. « Nous utilisons les publications de la recherche et leur faisons parfois des demandes précises sur un sujet particulier qui intéressent nos clients, comme l’étude de la relation entre les taux d’intérêt de la BCE et l’inflation », ajoute Brice de Buttet.
Enfin ils traitent aussi avec les équipes de structuration, lesquelles les aident à élaborer l’opération qu’ils veulent mettre en place. Etre un bon vendeur implique donc d’excellentes qualités relationnelles. Il faut aussi être prêt à rendre des services à ses clients même s’il n’y a pas d’argent à gagner, le but étant d’instaurer une relation privilégiée avec eux.
Les salaires en trading et vente
Les salaires des vendeurs sont extrêmement variables, tout comme en trading. Il dépendent d’une part des produits vendus (plus ceux-ci sont complexes, plus les vendeurs peuvent faire de marge dessus), et d’autre part de leur performance.
« Nous sommes très méritocratiques : si vous commencez comme trader junior et que vous avez « le truc », vous pourrez progresser très rapidement », explique Andrew Pullman, directeur des ressources humaines pour les marchés de capitaux chez Dresdner Kleinwort Wasserstein. La rémunération moyenne fixe d’un vendeur junior tourne autour de 65-70K euros par an.
La recherche
Travailler pour la recherche consiste à produire des rapports écrits sur les tendances des marchés financiers. Le travail des analystes est déterminé essentiellement par les besoins des clients qui utilisent les rapports de la recherche pour décider de leurs futurs investissements. Ces publications sont aussi envoyées aux vendeurs, qui pourront ensuite suggérer à leurs clients de nouvelles stratégies.
Les analystes peuvent donc être amenés à travailler aussi bien sur le secteur du luxe en Europe que sur une entreprise particulière. Leurs recherches peuvent ainsi les mener de bases de données en réunions, de rapports annuels d’entreprise en conférences téléphoniques, en bref, vers toutes les sources d’informations susceptibles d’influencer la rentabilité et le prix des actions et obligations concernées.
Il existe différents départements de recherche dans les banques, tels que la recherche actions, la recherche crédit et la recherche taux et change. « La recherche est un métier très relationnel, où il faut être capable de convaincre les clients que l’idée présentée est la bonne », indique le responsable de la recherche actions d’une banque française. « Pour la plupart, nos analystes sont d’anciens stagiaires. En effet, débuter par un stage reste le meilleur créneau pour intégrer nos équipes ».
Pour les spécialistes de l’analyse
Pour travailler dans ces départements, il est indispensable d’avoir une bonne vision macro de l’économie et de savoir travailler avec les chiffres. Il faut également avoir de bonnes qualités rédactionnelles pour pouvoir rédiger les études à partir des informations analysées.
« L’aptitude à communiquer de manière claire et précise sur une idée d’investissement originale dans un monde où règne le jargon bancaire est ce qui fait la différence entre un bon et un mauvais analyste », estime le responsable de la recherche crédit d’une banque.
Les salaires en recherche sont équivalents à ceux en fusionsacquisitions. De même, les profils recherchés sont des personnes diplômées de grandes écoles d’ingénieurs ou de commerce.
Source :http://actu.efinancialcareers.fr/