Devises
Le dollar grimpe en l'absence des investisseurs américains
Le dollar remonte à 1,1750/Euro dans un marché calme ce vendredi en raison de l'absence des investisseurs américains qui sont au repos pour fêter Thanksgiving. Les derniers indices européens en France et en Allemagne ont de nouveau montré que le chemin restait semé d'obstacles en terme de croissance. Les menaces de hausse des taux de la BCE (BCE.TO - actualité) ne suffisent donc pas à soutenir la monnaie europénne pour le moment...
L'absence de statistiques économiques aux Etats-Unis actuellement a pour conséquence la définition des taux de change par quelques publications principalement en Europe, et par les déclarations des banques centrales européenne (BCE) et américaine (Fed) expliquent les analystes d'Aurel Leven.
La BCE, tout d'abord, devrait normalement augmenter ses taux directeurs la semaine prochaine, le 1er décembre exactement. Si le flou règne toutefois après cette date, les analystes d'Aurel Leven jugent peu probable une poursuite de cette tendance, rappelant qu'en l'état actuel des choses, les taux sont "jugés à un niveau adéquat par les banquiers centraux".
Toutefois, souligne le cabinet, ceci ne signifie pas qu'une situation de "statu quo" suivra la hausse du 'refi'. A l'heure actuelle, l'idée générale est d'éviter tout parallélisme avec la Fed... Le scénario envisageant un relèvement modéré du 'refi' afin d'estomper progressivement le caractère expansif de la politique monétaire, tout en accompagnant le redressement conjoncturel, demeure d'actualité. "Dans un tel contexte, la communication de la BCE pourrait engendrer à court terme un regain de volatilité de l'euro sur le marché des changes", explique Aurel Leven.
Côté Fed, c'est justement une modification en termes de communication qui semble se mettre en place : il semble que la politique monétaire se rapproche de la neutralité, et que le cycle de hausse des taux directeurs, par pallier de 25 points de base, touche à sa fin. Aussi la prochaine question à laquelle la banque centrale américaine aura à faire face risque d'être celle-là : faut-il rester neutre ou passer à une politique monétaire plus restrictive encore ?
En ces termes, la semaine de publications à venir risque d'être décisive : la question de la tenue du marché immobilier, moteur autant que menace pour la croissance américaine, sera abordée avec prudence. Le PIM (Prudential Investment Management) de Chicago, "considéré - à tort - comme un indicateur avancé de l'indice ISM dans le secteur manufacturier" sera par la suite étudié, mercredi matin, soit quelques heures avant la publication du "Beige Book", en préparation du Federal Open Market Commitee (FOMC). Enfin, vendredi verra la publication du rapport sur l'emploi de Novembre.
Le dollar devrait donc être soutenu par les statistiques dans les jours à venir... toutefois, sa période d'appréciation semble arrivée à son terme, estime-t-on chez Aurel Leven, "notamment dans un cadre de normalisation de la politique monétaire européenne".
Cordialement FxQ