A l' Attaque ........
UN APPORTEUR D'AFFAIRES FRANCAIS RÉCLAME 90 Millions D' EUR AU COURTIER REFCO

Un apporteur d'affaires français (intermédiaire) s'estimant victime d'une escroquerie, réclame environ 90 millions d'euros au courtier américain Refco dans le cadre d'une information judiciaire ouverte à Paris en janvier 2005, a-t-on appris lundi de sources proches du dossier.
L'instruction ouverte au cabinet du juge Jean-Christophe Hullin pour "escroquerie, escroquerie aggravée de recel, faux intellectuel et usage, abus de confiance", fait suite à une plainte avec constitution de partie civile déposée en mars 2004 par Gérard Sillam, visant notamment le Libanais Imad Lahoud, aujourd'hui cité dans l'affaire du corbeau des frégates de Taïwan.
La première confrontation dans cette instruction a eu lieu vendredi au cabinet du juge entre M. Sillam et l'un des représentants de Refco, selon une source proche du dossier.
En 1997, le plaignant avait mis en relation Refco et Imad Lahoud, alors gestionnaire du fonds d'investissement Volter, doté de plusieurs dizaines de millions de dollars.
Dans une lettre-contrat du 1er septembre 1997, signée avec Refco Overseas Limited, l'entité britannique du groupe, le plaignant se voyait octroyer des droits à commissions sur les opérations (compensation et exécution sur les marchés internationaux de produits dérivés: LIFFE, MATIF, DTB, etc...) réalisées entre Refco et Imad Lahoud, ainsi que sa société Investment management service (IMS).
La manoeuvre de mise en relation va ensuite rapidement aboutir sur une association concrète à travers la création de RHLS, une entité commune entre Lahoud (groupe HL) et Refco SA, l'entité française alors en mauvais état financier, avec à la clé d'importants profits.
Aucune commission n'a été versée à M. Sillam, les responsables de Refco affirmant qu'ils n'ont jamais fait affaire avec IMS (seule société mentionnée dans la lettre). En effet, IMS, une SARL à capital de 50.000 francs, n'était pas habilitée à traiter d'opérations de compensation telles que celles prévues dans la lettre-contrat.
Selon une source proche du dossier, Refco à travers Imad Lahoud était plus intéressée par le fonds Volter et ses millions de dollars que par la petite société IMS.
Le fonds Volter, placé en liquidation judiciaire en 2000 avait fait l'objet d'une enquête pour escroquerie dont M. Lahoud, avait été l'un des mis en cause.
M. Lahoud pourrait être entendu prochainement par le juge dans l'affaire Refco, selon une source proche du dossier.
Parallèlement, le groupe Refco, racheté par le groupe financier Thomas H. Lee Partners en juin 2004, a déposé en avril dernier auprès de la Securities and exchange commission (SEC) un projet d'introduction au New York Stock Exchange (NYSE).
En outre, M. Sillam a indiqué à l'AFP qu'il a également engagé une procédure aux Etats-Unis dans laquelle il réclame notamment devant une cour de l'Etat de New York la somme de 500 millions de dollars pour "enrichissement injuste".
Cordialement Forex Queen
Source : Agence France-Presse, 2005