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Le cours du pétrole se calme après un nouveau record

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LONDRES (AFP) - Les prix du pétrole reculaient vendredi alors que s'éloigne le risque de perturbations majeures par l'ouragan Katrina dans le golfe du Mexique, mais le marché n'a pas encore écarté l'idée d'atteindre le seuil de 70 dollars.
A New York, le baril de "light sweet crude" pour livraison en octobre reculait de 19 cents à 67,30 dollars lors des échanges électroniques vers 10H00 GMT (12H00 à Paris).
Il a terminé sur un nouveau record de clôture jeudi à 67,49 dollars, et avait brièvement touché le seuil de 68 dollars mercredi, son plus haut niveau depuis le début de sa cotation en 1983.
A Londres, le Brent de la mer du Nord perdait 28 cents à 65,99 USD vendredi matin. Son dernier record remonte au 14 août, à 66,85 USD.
"Les inquiétudes se sont un peu dissipées car les dernières prévisions pour l'itinéraire de Katrina indiquent qu'elle va éviter les plateformes pétrolières américaines du golfe du Mexique", explique Sam Tilley, analyste à la maison de courtage Sucden.
Les groupes pétroliers "BP (London: BP.L - actualité) et Shell ont évacué du personnel non-essentiel de leurs sites en eaux profondes dans l'est du golfe du Mexique, mais ont dit que cela n'affecterait pas la production", poursuit-il.
Même analyse pour Mike Fitzpatrick, de Fimat, pour qui les risques liés à Katrina "paraissent diminuer".
"La trajectoire de l'ouragan semble passer par la Floride vendredi, le golfe du Mexique samedi matin et virer au nord ensuite (...), évitant les plateformes pétrolières et gazières au large de la Lousiane, de l'Alabama, du Mississippi et du Texas", observe cet analyste.
"Par conséquent, les prix sont retombés de leurs sommets", ajoute-t-il, avant de prédire que "si les prochaines semaines sortent indemnes des tempêtes ou de pannes dans les raffineries, le pire est peut-être derrière nous".
Katrina, un ouragan de catégorie une sur l'échelle Saffir-Simpson qui en compte cinq, a déferlé sur la Floride jeudi, faisant trois morts et des dégâts matériels.
Elle se trouvait dans l'est du golfe du Mexique vendredi matin, et devrait prendre de la vigueur, avant de remonter vers le nord-est à partir de lundi, selon le Centre national des ouragans (NHC) basé à Miami.
Elle devrait donc rester à l'est des principales installations pétrolières du golfe du Mexique, mais le marché restait prudent, car toute déviation à l'ouest pourrait lourdement affecter les plateformes américaines.
La saison des ouragans dure jusqu'en novembre dans l'Atlantique, fin août et septembre étant généralement son pic en intensité. Le NHC prévoit une saison plus intense que la normale cette année, avec encore trois à cinq ouragans majeurs.
En septembre 2004, les installations du golfe du Mexique avaient mis des semaines à se remettre du passage de l'ouragan Ivan.
Le marché devrait accueillir avec soulagement la fin symbolique des vacances d'été le 5 septembre aux Etats-Unis, qui devrait conduire à un ralentissement des déplacements en voiture et donc de la consommation d'essence.
Mais les investisseurs demeurent très haussiers à l'égard des cours, comme en témoigne la solidité des contrats plus éloignés du brut, qui dépassent les 68 dollars pour les échéances de novembre et décembre, et frôle les 70 dollars sur les échéances de janvier et après.
"Il y a évidemment toujours ceux qui veulent parier sur une hausse des prix jusqu'à l'année prochaine", réagit Mike Fitzpatrick.
"IG Index, la plus grosse maison spéculative du Royaume-Uni, a d'ailleurs dit qu'elle était prête à placer des mises sur 100 dollars le baril une fois que le pétrole aura franchi 70 dollars", remarque-t-il.
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Source : yahoo
